Si mon enfant était atteint d’une atroce souffrance et qu’il n’existat aucun remède pour alléger sa douleur, je considérerais comme mon devoir de lui donner la mort.
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- Les parents d’un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant.
- Non, mon père, dit-il, je me fais une autre idée de l’amour. Et je refuserai jusqu’à la mort d’aimer cette création où des enfants sont torturés.
- Si l’on pouvait abolir la mort, il n’y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.
- De tant de douleur on ne saurait faire qu’une mort.
- La douleur est aussi nécessaire que la mort.
- On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
- La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
- Il y a d’étranges pères, dont toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
- Toute souffrance est lâche : elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l’est dans notre esprit.
- La douleur, comme la mort, ne fait pas de distinction de classes, de religions, d’âges, de conditions.
- La morale est dans les faits, pas dans les sentiments. Si je soigne mon père, je peux m’amuser à désirer sa mort.
- Héritage. La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne nous faut pas beaucoup d’argent pour qu’elle se fasse pardonner.
- Ton fils aîné est mort ? Aime-le encore plus. Et surtout aime les autres, ceux qui te restent, et dis-le-leur. Vite. C’est la seule chose que nous apprend la mort : qu’il est urgent d’aimer.