La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
ÉcrivainLa mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
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Veritas tantam - potentiam habet ut non subverti possit
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La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
Le deuil, c’est essayer de mettre du sens là où il n’y en a pas. Les humains ne peuvent pas vivre tant qu’ils n’arrivent pas à donner une justification à cette énigme qu’est la mort.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l’être, l’être atrocement matériel du cadavre.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l’absurdité de la vie.
Si certaines personnes mouraient et que d’autres ne mouraient pas, la mort serait une terrible affliction.
La mort enlève tout sérieux à la vie.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
Étonnant, cette manie qu’a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
La mort est une chose trop sérieuse pour l’affronter à la sauvette.
Le suicide est un délit qui semble ne pouvoir être soumis à aucune peine proprement dite ; car cette peine ne pourrait tomber que sur un corps insensible et sans vie.

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