La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
1770-1831La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
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La phénoménologie de l'esprit
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La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l’absurdité de la vie.
La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise.
C’est dégueulasse la mort, ceux qui disent le contraire… Sont des foutus menteurs.
La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l’être, l’être atrocement matériel du cadavre.
L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
La mort d’un rêve n’est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l’a perdu un deuil tout aussi profond.

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