La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
PhilosopheLa mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
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Source secondaire
Épicure et les épicuriens (1961), p. 130
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C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort – et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
Je crois, toutes réflexions faites, qu’il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n’est bonne qu’à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
La mort est la face de la vie qui est détournée de nous, qui n’est pas éclairée de nous.
La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n’est pas si important que ça.
Il n’y a qu’une bonne mort pour donner le sens de la vie !
La mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
Ce n’est plus l’amour, mais autre chose qui est dans l’air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n’est pas la mort.

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