Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
Humoriste, 1905-1992Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
Humoriste, 1905-1992Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort – et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
La mort est la face de la vie qui est détournée de nous, qui n’est pas éclairée de nous.
L’émerveillement n’est pas l’oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l’amer et le sombre : dans la brûlure d’une première fois, dans la fraîcheur d’une connaissance sans précédent.
Il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était déjà mort.
Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
Coma : la mort comme si vous y étiez.

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