Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
La vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.
La nuit est un masque. La nuit efface les formes. La nuit supprime les témoins. La nuit rend fou aussi. Ce n’est plus la réalité. C’est une autre vie, sans visage, sans angle, sans matière. La nuit est une noyade.
Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ?
La mort fait l’éloge de la vie comme la nuit celle du jour.
Dans la lumière nous lisons, dans l’obscurité nous parlons.
Mourir est une saveur que nous connaîtrons tous, un pain de lumière dont nous sommes les moineaux effrayés.
Le passé, c’est sournois. Ça attend la nuit et l’obscurité pour s’infiltrer partout. La nuit est dangereuse, elle tourmente.

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