Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ?
1767-1830Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ?
1767-1830Partager sur
Source vérifiée
Adolphe : anecdote trouvée dans les papiers d'un inconnu
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
On doit souvent son éclat à l’obscurité de ceux qui nous entourent : ainsi le ver luisant ne brille que la nuit.
Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
Le passé, c’est sournois. Ça attend la nuit et l’obscurité pour s’infiltrer partout. La nuit est dangereuse, elle tourmente.
Ne disons point au jour les secrets de la nuit.
Défais-toi de cette épouvante qui t’égare, ô coursier noble et fidèle ! Ces ténèbres, ne vois-tu pas que ce n’est que la nuit ? La nuit, cette intermittence de la fièvre qu’on appelle le jour !
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
La nuit, l’ennui nuit.
La nuit est un masque. La nuit efface les formes. La nuit supprime les témoins. La nuit rend fou aussi. Ce n’est plus la réalité. C’est une autre vie, sans visage, sans angle, sans matière. La nuit est une noyade.
À cela près de la clarté, nous jouons dans l’éternité le rôle des météores dans la nuit.
Dorilas, quand la nuit nous rend l’obscurité,
En paraît toujours attristé.
Mais ce n’est pas à cause d’elle ;
C’est parce que le jour épargne la chandelle.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.