- L’opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c’est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
- L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie. Un moment de vrai oubli, et tous les écrans les uns derrière les autres deviennent transparents, de sorte qu’on voit la clarté jusqu’au fond; et du même coup plus rien ne pèse.
- En moi, par ma bouche, n’a jamais parlé que la mort. Toute poésie est la voix donnée à la mort.
- Ce qui fait d’un livre une oeuvre d’art, c’est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d’une certaine manière, serait-ce à l’insu de l’auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
- Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
- Cette sorte de sourire que sont parfois aussi les fleurs, au milieu des herbes graves.
- L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie.
- Les seuls livres dignes d’être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l’intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d’impossible et ce qu’elle a d’admirable.