L’opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c’est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
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- Finalement, il n’y a jamais qu’un combat : celui des esprits sérieux contre les esprits ludiques, le grand Combat du Sens contre la Dérision nihiliste.
- Il faut se motiver pour s’armer contre la terreur du défaitisme, contre l’hégémonie des cyniques. C’est un combat à mener.
- Un combat peut exprimer des choses que les gens pourraient ne pas pouvoir dire avec des mots.
- On vient nous parler de la poésie de la nature. Quelle blague ! Il n’y a que la poésie de l’homme et il est lui-même toute la poésie.
- A mesure qu’avance la civilisation, la poésie, presque nécessairement, décline.
- Les boueurs de poésie sont en général privés du sentiment de la poésie; inaptes à percer les voies de son action. Il faut être l’homme de la pluie et l’enfant du beau temps.
- La poésie est la forme clandestine d’un contre-pouvoir qui libère le poète de tout carcan autoritaire, et lui permet d’accéder à l’existence orageuse de son corps.
- La poésie est une insurrection contre la société.
- Ah ! Si seulement avec une goutte de poésie ou d’amour nous pouvions apaiser la haine du monde !
- Tout en remarquant l’ilotisme auquel est condamnée la jeunesse, nous étions étonnés de la brutale indifférence du pouvoir pour tout ce qui tient à l’intelligence, à la pensée, à la poésie.
- Passer sa vie dans l’opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
- Nous cependant, nous voulons être les poètes de notre vie, et cela avant tout dans les plus petites choses quotidiennes.
- Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’uvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme.
- Je considère la poésie engagée comme une mission personnelle, un devoir envers une société où on évolue vers un contrôle des consciences : on devient même suspect de ne pas penser correctement !
- La poésie commence à sourdre lorsqu’elle croise les méandres de l’existence du poète. Elle est réponse au vide, à l’immensité, à l’inquiétude intérieure qui nous habite lorsque, soudain, tout se tait et qu’il faut traduire le silence.