Biographie courte et informations sur René Char
René Char est né le 14 juin 1907 à L'Isle-sur-la-Sorgue. Le décès précoce de son père a marqué son enfance dans un climat familial tendu. En 1929, il a rejoint le mouvement surréaliste à Paris et a travaillé avec Aragon, Breton et Éluard. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’est engagé dans la Résistance. Fureur et Mystère(1946) et Feuillets d’Hypnos(1948) comptent parmi ses publications célèbres. René Char est décédé le 19 février 1988 à Paris.
- Il n’y a pas d’absence irremplaçable.
- L’amour est une porte étroite où l’on ne passe qu’à deux, mais jamais en même temps.
- Nous commençons toujours notre vie sur un crépuscule admirable.
- L’homme fut sûrement le voeu le plus fou des ténèbres; c’est pourquoi nous sommes ténébreux, envieux et fous sous le puissant soleil.
- Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
- La vie aime la conscience qu’on a d’elle.
- S’il n’y avait pas l’étanchéité de l’ennui, le coeur s’arrêterait de battre.
- Nous sommes écartelés entre l’avidité de connaître et le désespoir d’avoir connu.
- Les rares moments de liberté sont ceux durant lesquels l’inconscient se fait conscient et le conscient néant.
- Nous n’avons qu’une ressource avec la mort : Faire de l’art avant elle.
- Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds.
- La poésie vit d’insomnie perpétuelle.
- La poésie est de toutes les eaux claires celle qui s’attarde le moins aux reflets de ses ponts.
- Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir.
- Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
- Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit.
- Mourir, ce n’est jamais que contraindre sa conscience, au moment même où elle s’abolit, à prendre congé de quelques quartiers physiques actifs ou somnolents d’un corps qui nous fut passablement étranger puisque sa connaissance ne nous vint qu’au travers d’expédients mesquins et sporadiques.
- La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil.
- Monter, grimper... Mais se hisser ? Oh ! Combien c’est difficile. Le coup de reins lumineux, la rasante force qui jaillit de son terrier et, malgré la pesanteur, délivre l’allégresse.
- Les boueurs de poésie sont en général privés du sentiment de la poésie; inaptes à percer les voies de son action. Il faut être l’homme de la pluie et l’enfant du beau temps.
- L’éclair me dure. La poésie me volera de la mort.
- Je ne puis être et ne veux vivre que dans l’espace et dans la liberté de mon amour.
- Que notre lit d’amour se prolonge après nous Et dresse sa pénombre dans un regard qui rêve, oui, cela a de quoi rendre heureux.
- Dans les rues de la ville, il y a mon amour. - Peu importe où il va dans le temps divisé. - Il n’est plus mon amour : chacun peut lui parler. - Il ne se souvient plus qui, au juste, l’aima.
- L’été et notre vie étions d’un seul tenant La campagne mangeait la couleur de ta jupe odorante.
- La seule signature au bas de la vie blanche, c’est la poésie qui la dessine.
- Chaque guitariste, à tour de rôle, module la part du poème qui lui revient, en observant un silence après chaque quatrain, silence ventilé par les guitares.