S’il n’y avait pas parfois l’étanchéité de l’ennui, le cœur s’arrêterait de battre.
Écrivain, 1907-1988S’il n’y avait pas parfois l’étanchéité de l’ennui, le cœur s’arrêterait de battre.
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Fureur et mystère (1948)
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Un rien froisse souvent les cœurs et les délie.
Quand le cœur se tait, tout parle inutilement.
Si ce qui bat en nous était vraiment notre cœur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.
Le cœur n’a-t-il pas ses raisons qui se moquent de la raison ?
Hélas ! Un cœur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
C’est bien de rester sans espoir, lorsque le cœur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.
Son cœur ne bat plus.
Parfait. Rien d’inquiétant dans un mort comme un cœur qui bat.
Sans élégance du cœur, il n’y a pas d’élégance.
Le cœur le plus endurci et l’ignorance la plus crasse doivent disparaître devant le soleil levant de la souffrance patiente et sans méchanceté.
Si le cœur bat fort, c’est pour vite sortir ?

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