Un rien froisse souvent les cœurs et les délie.
1804-1869Un rien froisse souvent les cœurs et les délie.
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Les consolations
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Le cœur de l’envieux n’est que fiel et qu’amertume.
Joie ou douleur, tout demande sans cesse à sortir de ton cœur.
Hélas ! Un cœur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
Quand le cœur se tait, tout parle inutilement.
Dans ces grandes crises, le cœur se brise ou se bronze.
S’il n’y avait pas parfois l’étanchéité de l’ennui, le cœur s’arrêterait de battre.
La détresse et l’indigence du monde extérieur font que la plénitude de ton cœur devient aussi pour toi indigence et détresse.
Les écumes du cœur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.
Cela vous change un peu chaque fois que vous brisez le cœur de quelqu’un ou qu’on vous brise le cœur.
Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.

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