- A partir d’un certain âge les artistes ont beaucoup plus besoin d’admirateurs que d’amis.
- L’esprit a créé le temps et il le trouve long. Comme il n’a pas créé la vie, il la trouve toujours un peu courte.
- Aucune liberté formelle ne pourra jamais remplacer ce qui est l’âme même de la poésie.
- Les œuvres ne sont solides et fortes que si elles sont édifiées par une tête; mais, sublimes, elles ne le sont que par le cœur, et c’est tout un malheur s’il y a trop peu de tête et trop de cœur.
- Dans la direction du cœur, le chemin doit toujours faire un détour par la pensée.
- Un ami, c’est quelqu’un à qui l’on a donné barre sur soi, mais qui doit bien se garder d’en abuser.
- La poésie a été mise au monde par l’homme et elle ne peut être ailleurs que dans lui - mais il la cherche dans la nature comme s’il l’avait laissée échapper.
- Il n’y a pas d’amour sans souffrance.
- Les hommes de talent sont en général pleins d’eux-mêmes. Ils ne voient qu’eux et leur attention ne se porte guère plus loin que la distance où finit l’atmosphère de succès ou de gloire qui les enveloppe et les isole dans l’espace infini mais insignifiant.
- La prière apaise l’angoisse, comme le soleil dissipe le brouillard. Elle nous met dans une autre atmosphère.
- Libre de parler sans rien dire et de choisir sans aimer.
- Esprit moqueur, petit esprit. La moquerie est la fiente de l’esprit critique.
- La société, ce n’est pas l’Etat. L’Etat n’est que le gérant d’une société anonyme qu’il a pris l’engagement de servir, mais qu’il ne se charge, en réalité, que d’exploiter.
- Ce qu’il y a de mieux dans la modestie, c’est l’intelligence qu’il faut déployer pour s’y tenir.
- Il ne faut pas oublier que religieux n’est pas plus synonyme de saint que soldat ne l’est de héros.
- Le véritable amour résiste à l’absence, au temps, et même… à la présence.