Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Idylle
… C’est une vision que la réalité. Non, des flacons brisés, quelques vaines paroles Qu’on prononce au hasard et qu’on croit échanger, Entre deux froids baisers quelques rires frivoles, Et d’un être inconnu le contact passager, Non, ce n’est pas l’amour, ce n’est pas même un rêve;Et la satiété qui succède au désir, Amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, Que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il faut avoir été fou de douleur pour pouvoir devenir fou d’amour. Dans cette expérience de déchirement l’extase survient qui fait passer d’une souffrance insondable à un amour excessif, inouï, qui transgresse toute norme et toute forme.
Pitié. Ce sentiment qui n’a rien à voir avec l’amour. Il en est plutôt le contraire et il détruit tout autant celui qui le ressent que celui qui l’inspire.
En bâillonnant ses émotions négatives, on muselle aussi ses émotions positives, et l’amour finit par s’éteindre comme une flamme privée d’oxygène.
Ce n’est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c’est dans le désir, c’est à briser les freins qu’on oppose à ce désir.
Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.
Le ciel repousse avec horreur des vœux qui ne sont point prononcés par le cœur.
L’envie, le sentiment le plus fortifiant et le plus pur.
Le vrai contentement n’est ni gai, ni folâtre ; jaloux d’un sentiment si doux, en le goûtant on y pense, on le savoure, on craint de l’évaporer.
La stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
Celui qui trouve son plaisir et son bonheur uniquement dans la passion, peut-il comprendre que l’esprit et le cœur ont leurs exigences ?

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