- Combien de larmes, de souffrances, de drames ont causé notre artificielle conception de la famille et du mariage !
- Ne crie pas que tu donnerais ta vie pour tes principes, pour la vérité; mais tâche de ne jamais mentir.
- A notre insu, de nombreux facteurs tourbillonnent autour de nous et déterminent les incidents qui parsèment notre vie.
- Une âme élevée se réjouit peu, ne s’afflige jamais, et, dans toute chose ne laisse paraître aucun signe de joie ou de tristesse.
- Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
- Tout le bouddhisme est basé sur la possibilité de se libérer de la souffrance, de s’en libérer par soi-même et d’être seul capable de s’en libérer.
- Tous les maîtres ont été trahis par leurs soi-disant disciples; faute de pouvoir s’élever à la hauteur du maître, ils l’ont fait descendre à leur niveau.
- Ce qu’il faut chercher et trouver c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix.
- La paix dans l’agnosticisme, la sérénité dans l’incroyance est un plus haut abri à l’usage d’esprits plus raffinés.
- Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre... Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. Est-il besoin, pour un homme, d’avoir une compagne effacée, sentimentale et sans volonté, pour être heureux ?
- La douleur suit les actes qui ne sont pas minutieusement passés au crible de la raison.
- Souviens-toi que la douleur élève les âmes vraiment grandes et que ce n’est que le vulgaire qu’elle rend méchant.
- Ne dis pas "Dieu est trop loin de moi", cherche-le là où il se trouve. La communion de ton âme avec la divinité est possible.
- Dans l’état du triomphe on peut goûter une jouissance d’orgueil telle, qu’elle donne l’illusion du bonheur. Mais cette surexcitation passagère est loin de la vraie et pure joie qui nous monte, au coeur quand nous sommes seuls.
- La vie en agit souvent à l’égard des hommes comme on le fait des animaux. Les tourmentant trop pour qu’ils vivent, et trop peu pour qu’ils meurent.
- Les êtres ont droit au bonheur, si l’on peut parler de droit ici. Je veux dire qu’ils ont l’instinct du bonheur comme ils ont celui de manger, car qu’est-ce que le bonheur sinon la satisfaction, d’un besoin de notre organisme, besoin matériel ou mental.
- L’obéissance, c’est la mort. Chaque instant dans lequel l’homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.