Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre... Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. Est-il besoin, pour un homme, d’avoir une compagne effacée, sentimentale et sans volonté, pour être heureux ?
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- Souviens-toi que la douleur élève les âmes vraiment grandes et que ce n’est que le vulgaire qu’elle rend méchant.
- Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l’âme, c’est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.
- Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
- Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir...
- Je vois que toujours la souffrance engendre une plus grande connaissance de la vérité que la sérénité de tous les sages. Ce que je sais, ce sont des malheureux qui me l’ont appris; ce que j’ai vu, c’est le regard de la douleur qui me l’a montré.
- L’être humain ne cherche pas avant tout le plaisir, ni la souffrance, mais plutôt une raison de vivre Voilà pourquoi l’homme est prêt à souffrir s’il le faut, mais à la condition que sa souffrance ait un sens.
- La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique; l’ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.
- Pouvoir souffrir seul est un grand avantage. Qu’arriverait-il si le visage humain exprimait fidèlement toute la souffrance du dedans, si tout le supplice intérieur passait dans l’expression ?
- Il n’y a que les êtres heureux pour savoir ce qu’est la véritable souffrance.
- Quand on veut obtenir quelque chose de l’amour-propre d’un homme, il faut sauver à l’amour-propre de cet homme jusqu’à l’apparence de la souffrance.
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- Il n’est pas vrai que la souffrance ennoblisse le caractère; le bonheur le fait parfois, mais la souffrance, pour la plupart, rend les hommes mesquins et vindicatifs.
- La souffrance ne peut avoir de sens que quand elle ne mène pas à la mort, et elle y mène presque toujours.
- Notre souffrance, dans l’immédiat, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
- La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.