- La souffrance est l’unique cause de la conscience.
- Les humains dans la souffrance forment deux camps. Ceux qui résistent par le corps, et ceux qui résistent par l’esprit.
- La souffrance vous fait vivre le temps en détail, moment par moment. Ce qui veut dire que le temps existe pour vous. Et, il glisse sur ceux qui ne souffrent pas; ils ne vivent pas le temps, jamais.
- Sans un profond changement dans la conscience humaine, la souffrance du monde entier est un trou sans fond.
- L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
- D’une façon générale, je souffre plus que je ne pense, c’est une question de tempérament; et je crois qu’on comprend parfois mieux de cette façon-là.
- La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative.
- Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l’intellect, plus près du sang que de l’encre.
- Celui qui se transforme en bête se délivre de la souffrance d’être un Homme.
- Au contact de la souffrance, on ne peut faire autrement que de rencontrer sa propre humanité.
- La télévision c’est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
- Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
- Une longue souffrance n’acquitte rien.
- La réussite n’est pas toujours une preuve d’épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d’une souffrance cachée.
- Ce n’est pas par le génie mais par la souffrance, par elle seule, qu’on cesse d’être une marionnette.
- Personne ne sait combien de temps peut durer une seconde de souffrance.
- La haine, tu vois... Est le refuge de ceux qui ne supportent pas de faire face à leur souffrance.
- Je n’écris pas pour laisser quelque chose derrière moi, mais pour soulager ma souffrance.
- L’éclat de vos yeux supprime la souffrance du monde.
- La souffrance est une sorte de besoin de l’organisme de prendre conscience d’un état nouveau qui l’inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
- La souffrance est un bon professeur.
- Ne te fie pas à l’apparence, c’est souvent trompeur. Ne te fie pas au sourire, il peut cacher une souffrance. Ne te fie pas à la richesse, elle est éphémère.
- Aucun pays ne s’est jamais élevé sans s’être purifié au feu de la souffrance.
- Tout le bouddhisme est basé sur la possibilité de se libérer de la souffrance, de s’en libérer par soi-même et d’être seul capable de s’en libérer.
- Rien de stable et de prospère ne s’établit sans la croix et la souffrance.
- Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
- L’amitié ? Intérêt. La vie ? Mystère. La souffrance ? Névrose. L’idéal ? Néant.
- J’appellerai un sage un homme qui ne serait affecté que par la souffrance physique.
- C’est par la souffrance que l’on grandit le plus.
- Le luxe et l’éclat de la fleur affirment que le bonheur est au bout de la passion satisfaite; son affaiblissement et ses pâles couleurs, que la souffrance est au bout de la passion comprimée.
- On parle du courage d’un condamné à mort qui marche jusqu’au lieu de l’exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance.
- Rien ne justifie la souffrance des innocents.
- L’existence humaine ne devient une véritable souffrance, un enfer que lorsque deux époques, deux cultures, deux religions interfèrent l’une avec l’autre.
- Les oeuvres, comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus creusé le coeur.
- La souffrance a ses limites, pas la peur.
- Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d’aussi près que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char.
- Notre souffrance, dans l’immédiat, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
- Le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n’est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.