Au contact de la souffrance, on ne peut faire autrement que de rencontrer sa propre humanité.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Rien n’est plus important que l’empathie pour un autre être humain qui est en train de souffrir. Rien. Pas une carrière, et non pas la richesse, l’intelligence, certainement pas de statut. Nous devons nous sentir l’un pour l’autre si on va survivre avec dignité.
Il n’y a que les êtres heureux pour savoir ce qu’est la véritable souffrance.
Respecter l’autre, c’est le considérer en tant qu’être humain et reconnaître la souffrance qu’on lui inflige.
L’être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu’il est aimé même dans sa souffrance.
Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
L’humanité est un concept familier aux anormaux : à leur grand désespoir, ils s’en sentent en effet tout proches ; ils expriment leur parenté avec elle dans un sanglot de regret et ne cessent jamais de tendre vers elle leurs bras difformes.
Pouvoir souffrir seul est un grand avantage. Qu’arriverait-il si le visage humain exprimait fidèlement toute la souffrance du dedans, si tout le supplice intérieur passait dans l’expression ?
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
Mon pauvre petit, chacun de nous ne connaît que sa propre douleur.
Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n’en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.

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