Biographie courte et informations sur Françoise Dolto
Françoise Dolto est né le 6 novembre 1908 à Paris et a grandi dans une famille catholique et conservatrice. Elle a exercé comme médecin et psychanalyste, en se spécialisant très tôt dans la psychanalyse infantile. Elle a combiné une écoute attentive avec un langage adapté aux enfants. Après avoir suivi une cure avec René Laforgue, elle a élaboré sa méthode en médecine pédiatrique et a soutenu sa thèse en 1939. Proche de Jacques Lacan, elle a partagé ses idées à travers des écrits et des émissions radiophoniques, ce qui a permis de rendre la psychanalyse accessible au grand public. Françoise Dolto est morte le 25 août 1988 à Paris.
- Il faut une très grande maturité pour être capable d’être parent, car cela implique d’être conscient que ce n’est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu’on n’a aucun droit à attendre en échange.
- Marie est la représentation chez une femme de la totale réceptivité à Dieu à l’état de veille. Joseph est la représentation de la totale réceptivité à la parole de Dieu à l’état de sommeil.
- Finalement l’adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
- Ce n’est pas éviter l’enfant de chair qui est important, c’est porter des enfants de coeur et d’esprit.
- Notre rôle, à nous psychanalystes, n’est pas de rester dans notre tour d’ivoire, mais de faire comprendre à l’ensemble de la population, et particulièrement aux adultes chargés de la formation des jeunes, l’aide que peut apporter la psychanalyse pour des enfants en grandes difficultés intellectuelles, caractérielles et sociales.
- Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d’un passé, ou bien la force du nombre des moyens d’action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d’étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
- L’adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence. Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale. Jeune vierge hier, femme amphore le lendemain, s’opposant à la minceur de l’éphèbe.
- Les enfants sont les symptômes des parents.
- La maison représente allégoriquement la sécurité de l’enfant, à la fois dans son corps et dans les possibilités de relation de ce corps avec le monde, au sens large du terme.
- En chaque enfant, on l’ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d’être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu’on est à son égard le comportement et le respect que l’on a vis-à-vis d’un adulte. Il a raison.
- L’être humain qui crée sa solitude a besoin qu’on lui dise : Oui je t’aime malheureux.
- L’être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu’il est aimé même dans sa souffrance.
- Mettre des mots sur ce qu’on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c’est cela qui est humain.
- Je crois que le jeune, beaucoup plus que des paroles, attend des actes... Ce qui importe, c’est l’exemple de vie.
- Quant aux enfants, ils doivent être enseignés à n’avoir aucun devoir vis-à-vis de leurs parents que celui de les assister dans leur vieillesse impuissante comme les parents assistent leurs enfants dans leur jeunesse impuissante.