Biographie courte et informations sur Jacques Lacan
Jacques Lacan est né le 13 avril 1901 à Paris dans une famille bourgeoise. En 1919, il entreprend des études de médecine et devient psychiatre. Passionné par la psychanalyse, il rejoint la Société psychanalytique de Paris en 1934. Après la Seconde Guerre mondiale, il élabore une approche originale inspirée de Freud et du structuralisme, donnant naissance au lacanisme. Cette pensée, qui associe philosophie, linguistique et clinique, suscite des débats parmi les intellectuels. Entre 1953 et 1979, il anime des séminaires renommés, notamment à l’hôpital Sainte-Anne et à la Sorbonne. Jacques Lacan est mort le 9 septembre 1981 à Paris.
- Au niveau de l’expérience des autres... Le sujet a à reconnaître ses désirs. Et s’ils ne sont pas reconnus, ils sont comme tels interdits, et c’est là que commence en effet le refoulement.
- Tout acte manqué est un discours réussi.
- Si Dieu n’existe pas, alors rien n’est plus permis du tout. Les névrosés nous le démontrent tous les jours.
- L’amour consiste à offrir quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas.
- A partir du moment où l’homme pense que la grande horloge de la nature tourne toute seule, et continue de marquer l’heure même quand il n’est pas là, naît l’ordre de la science.
- Ce qu’il faut faire comme homme ou comme femme, l’être humain a toujours à l’apprendre de toutes pièces de l’autre.
- L’amour est le signe, souligné comme tel, du fait que l’on change de raison, et c’est pour cela que le poète s’adresse à cette raison. On change de raison, c’est-à-dire : on change.
- Le réel est toujours à sa place.
- Tout ce qui est refusé dans l’ordre symbolique, réapparaît dans le réel.
- L’amour ne s’écrit que grâce à un foisonnement, à une prolifération de détours, de chicanes, d’élucubrations, de délires, de folies… qui tiennent dans la vie de chacun une place énorme.
- L’amour, c’est ce qui se passe dans cet objet vers lequel nous tendons la main par notre propre désir, et qui, au moment où notre désir fait éclater son incendie, nous laisse apparaître un instant cette réponse, cette autre main qui se tend vers nous comme son désir.
- Mais est-ce qu’il ne se pourrait pas que le langage ait d’autres effets que de mener les gens par le bout du nez à se reproduire encore, en corps à corps et en corps incarné.
- Dieu a-t-il un sexe ?
- La vie ne songe qu’à se reposer le plus possible en attendant la mort. La vie ne songe qu’à mourir.