A partir du moment où l’homme pense que la grande horloge de la nature tourne toute seule, et continue de marquer l’heure même quand il n’est pas là, naît l’ordre de la science.
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- La science des occasions et des temps est la principale partie des affaires.
- L’astronomie est peut-être la science où le plus petit nombre de découvertes est dû au hasard; la science où l’esprit humain apparaît dans sa grandeur et par laquelle l’homme peut le mieux s’instruire de son néant.
- L’homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s’attend pas à ce que les idées qu’il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d’un cultivateur, pour l’avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
- L’homme, dans sa maison, n’habite pas l’escalier, mais il s’en sert pour monter et pénétrer partout; ainsi l’esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
- L’homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l’horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n’est pas de bonheur terrestre possible.
- Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l’espoir, est une marchandise qu’on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n’est pas une matière, mais un maître !
- D’où nous venons, où nous allons, cela n’a guère de sens de se le demander car nous sommes l’histoire de l’univers à l’horloge infidèle de notre conscience présente.
- Les horloges tuent le temps. Le temps est mort tant qu’il est mû par de petits rouages. Quand l’horloge s’arrête, alors seulement le temps revient à la vie.
- L’homme a inventé la montre, mais Dieu a inventé le temps.
- Ce n’est que lorsque l’horloge s’arrête que le temps prend vie.
- La science, il est vrai, ne progresse qu’en remplaçant partout le pourquoi par le comment; mais si reculé qu’il soit, un point reste toujours où les deux points d’interrogations se rejoignent et se confondent.
- La nature n’a que faire d’un grand destin pour se montrer et déployer sa force. Partout, dissimulée ou au grand jour, elle se manifeste avec la même intensité.
- Le temps, c’est rien que de la soustraction depuis qu’on naît, comme sur le cahier de mon père, et on n’en a même pas conscience tant qu’on est qu’une enfant.
- Pour le savant, croire la science achevée est toujours une illusion aussi complète que le serait pour l’historien de croire l’histoire terminée.
- La vertu de la science qui l’empêche de sombrer dans le délire, c’est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l’aménent à modifier ses visions et ses idées.