Le temps, c’est rien que de la soustraction depuis qu’on naît, comme sur le cahier de mon père, et on n’en a même pas conscience tant qu’on est qu’une enfant.

Le temps, c’est rien que de la soustraction depuis qu’on naît, comme sur le cahier de mon père, et on n’en a même pas conscience tant qu’on est qu’une enfant.

Partager sur
Source vérifiée
Né d'aucune femme
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Grâce à l’éducation, nous ne naissons pas au monde mais au temps.
D’où nous venons, où nous allons, cela n’a guère de sens de se le demander car nous sommes l’histoire de l’univers à l’horloge infidèle de notre conscience présente.
Peut-être même que l’enfance, ça n’existe pas. Peut-être qu’à n’importe quel âge, on encaisse le monde comme il va et puis c’est tout. Et seulement certaines heures en s’écoulant font comme des marques noires qui vous construisent.
Il me semble que l’existence humaine n’est guère plus qu’un croquis, esquissé sur le Temps, sans grande réflexion, avec peu de soin, ni aucun sens du dessin.
On se joue de la vie, mais on est le jouet du temps.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu’on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l’âge de son cœur.
Nous jouissons du temps sans compter, et ce qui est triste, c’est que nous ne commençons à comprendre ce qui est important que lorsque notre corps ne peut plus nous le procurer.
En réalité, le temps ne passe pas. C’est nous qui passons.
Le temps nous apprend à ne pas croire à l’éternité.
On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d’être.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.