Grâce à l’éducation, nous ne naissons pas au monde mais au temps.
Source : Pour l’éducation (1997)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Grâce à l’éducation, nous ne naissons pas au monde mais au temps.
Source : Pour l’éducation (1997)
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Le temps, c’est rien que de la soustraction depuis qu’on naît, comme sur le cahier de mon père, et on n’en a même pas conscience tant qu’on est qu’une enfant.
N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter.
Les institutions nous enseignent un monde passé mais jamais la recette pour l’adapter à notre vie future.
On se joue de la vie, mais on est le jouet du temps.
Le temps nous apprend à ne pas croire à l’éternité.
En réalité, le temps ne passe pas. C’est nous qui passons.
Qu’est-ce que notre vie, sinon du temps ?
Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies.
L’histoire est un outil d’appréhension du monde qui devrait nous apprendre à vivre le présent et à comprendre l’avenir. Sinon, elle ne sert à rien.
L’éducation ne se borne pas à l’enfance et à l’adolescence. L’enseignement ne se limite pas à l’école. Toute la vie, notre milieu est notre éducateur, et un éducateur à la fois sévère et dangereux.

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