N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter.
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- Grâce à l’éducation, nous ne naissons pas au monde mais au temps.
- On ne doit pas élever les enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais d’après un état meilleur.
- Le but de l’éducation quel serait-il ? De rendre clairvoyants ceux qu’on défriche ou de les automatiser selon certaines lignes, de préférence à d’autres ? Hélas ! Il n’est pas besoin de répondre et cela fait trembler pour l’avenir de notre espèce. Avec les moyens, qui sont dans le monde, la clairvoyance seule est en possession de nous sauver. L’on m’objectera que les hommes, rendus clairvoyants, seraient ingouvernables… et comment le savoir, puisque jamais ils ne le furent ?
- Nous restons bien davantage le produit de notre éducation ou de notre milieu que nous ne devenons l’être de nos désirs...
- Les enfants sont notre avenir et si nous les utilisons au combat, nous détruisons l’avenir. Nous devons les récupérer, chacun d’eux, un à la fois.
- Les enfants eux, vivent la vie sans se préoccuper ni du passé, ni de l’avenir. Ils sont présents au monde.
- Peu importe la quantité de sagesse et de connaissance que vous pouvez acquérir dans votre vie, vos enfants n’en recevront génétiquement pas la moindre parcelle à leur naissance. Chaque génération nouvelle part de zéro.
- Ce ne serait pas la peine d’avoir des enfants si leurs petites têtes et leurs petites mains n’étaient pas toujours avec leurs sourires et leurs caresses au milieu de notre esprit et au milieu de notre coeur.
- Les institutions nous enseignent un monde passé mais jamais la recette pour l’adapter à notre vie future.
- Le drame de nos institutions d’enseignement et celles du vaste monde en général est d’instruire, mais de ne pas éduquer. Aucun individu n’est formé pour devenir un citoyen universel, sinon les problèmes contemporains s’effaceraient d’eux-mêmes.
- Est-ce là le paradis ? Demanda Hinkston. - Absurde. Non. C’est un monde où l’on a une deuxième chance. Personne ne nous a dit pourquoi. Mais personne ne nous a dit pourquoi nous étions sur la Terre, non plus.
- On est si petit, le monde est si grand. Que serait la vie, sans notre Maman.
- Ce qui doit être sera. Le dessin de nos vies est tracé d’avance et aucun de nous n’a le pouvoir d’y rien changer.
- Les nouveaux mondes à découvrir ne relèvent plus de la géographie, la planète est maintenant recensée. Ils se font là où opère la puissance de la science, de la technique, de l’économie conquérante.
- Nous sommes pour toujours les enfants de nos parents, des mondes qu’ils ont construits et des univers détruits qu’ils ont pleurés, des deuils qu’ils ont eu à faire et des espoirs qu’ils ont placés dans les noms qu’ils nous ont donnés.