Est-ce là le paradis ? Demanda Hinkston. - Absurde. Non. C’est un monde où l’on a une deuxième chance. Personne ne nous a dit pourquoi. Mais personne ne nous a dit pourquoi nous étions sur la Terre, non plus.
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- La science n’est rien de plus que l’exploration d’un miracle que nous n’arrivons pas à expliquer, et l’art l’interprétation de ce miracle.
- L’enfer et la paradis n’ont rien d’imaginaire, on les retrouve éparpillés sur la terre.
- Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait.
- On ne pouvait être assuré de rien, dans cette vie, sauf de rencontrer un jour ou l’autre un inévitable trou et de s’y défaire comme un nuage dans l’indifférence du ciel.
- Sans notre conscience d’un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l’idée de changer.
- D’où nous venons, où nous allons, cela n’a guère de sens de se le demander car nous sommes l’histoire de l’univers à l’horloge infidèle de notre conscience présente.
- On ne devient un homme et on ne peut percevoir le vrai sens de notre existence que lorsque l’on a pris conscience que l’on n’était pas le centre de l’univers.
- Je crois que l’explication la plus simple est, il n’y a pas de Dieu. Personne n’a créé l’univers et personne ne dirige notre destin.
- Il n’y a pas de «métalangage», de discours supérieur au nom duquel il serait possible de décider du sens de la valeur du monde où nous sommes plongés.
- N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter.
- Nous avons beau nous mettre en route vers le monde, sur le chemin de la vie, arrive toujours un moment, une station de notre voyage, où nous sommes ramenés à cette question : mais de quoi sommes-nous la faute ?
- Si la vie apporte des déboires, on s’en console, car la vraie vie est ailleurs, non pas dans la vie même, ni après, mais au dehors, si un terme qui tire son origine de l’espace a un sens en un monde qui en est affranchi.
- Que serait un univers sans conscience aucune qui le réfléchisse et le connaisse ? Que serait la raison objectivée, sans volonté ni sentiment ? Pour nous, la même chose que le néant; mille fois plus épouvantable que lui.
- Qu’avions-nous en commun ? Sans doute un rêve, celui de pouvoir naviguer en toute liberté et rencontrer des êtres et une nature rendant absurde la question du sens de la vie.