Qu’avions-nous en commun ? Sans doute un rêve, celui de pouvoir naviguer en toute liberté et rencontrer des êtres et une nature rendant absurde la question du sens de la vie.
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- Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le noeud inextricable de notre nature.
- Le but du monde est le développement de l’esprit, et la première condition du développement de l’esprit, c’est sa liberté.
- Nous savons qu’on ne peut faire du grand art que dans un climat de liberté absolue. L’inverse est soumission, art conventionnel, donc faux. Et par conséquent il n’est pas utile à l’homme. Les rêves sont utiles parce qu’ils sont libres.
- La liberté est une sensation. Cela se respire. L’idée que nous sommes libres dilate l’avenir du moment. Elle fait s’éployer à l’extrême dans nos poitrines je ne sais quelles ailes intérieures dont la force d’enlèvement enivrant nous porte.
- C’est là la difficulté de la vie, de distinguer, entre les êtres et les objets, celui qui est l’otage du destin.
- La liberté doit-elle me conduire à la noyade ? Sans doute. Créer puis mourir, en ayant dit ce que l’on avait à dire, c’est peut-être cela le sens de la vie après tout.
- Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? La liberté elle-même est anachronique.
- Si vous retirez l’idée même de civilisation et observez la nature, lorsque nous sommes nés nous avons tous eu droit à une seule chose. LA VIE.
- Le désir se situe dans un champ complexe fait de nature, de culture, mais aussi d’une part insondable de liberté. C’est l’accomplissement de soi à travers l’autre. Parler du désir, c’est parler d’autrui.
- Le grand attrait qui porte au célibat, c’est la liberté. II y a des esprits si amoureux de l’indépendance, que le moindre fil est un triple airain à leurs yeux.
- La passion n’est qu’une chimère créée par les écrivains. Pourquoi rêverais-je de liberté si elle n’est pas le chemin de l’amour ? Puisque l’amour n’existe pas, j’accepte de me faire prisonnière de la vie.
- Le meilleur art imite la vie. S’il imite un rêve, c’est nécessairement un rêve de vie. Sinon, nous n’avons pas d’endroit où nous raccorder. Nos connexions ne sont pas compatibles.
- Il y a une certaine saveur de liberté, de simplicité... Une certaine fascination de l’horizon sans limites, du trajet sans détour, des nuits sans toit, de la vie sans superflu.
- L’esprit et l’infinité son liés d’une étrange manière. Peut-être l’infini a-t-il besoin de la pensée pour pouvoir exister !
- Ah ! Que de rêves; c’est ce qu’il y a de meilleur. Que d’élans, que d’enthousiasmes, quelle soif peut avoir un coeur, qui ne sait rien encore de la vie, et qui bondit d’impatience de s’y élancer.