Les citations
Une collectivité n’a pas de conscience. Lorsqu’elle paraît en avoir une, c’est qu’il y subsiste le nombre indispensable de consciences réfractaires.
Georges BernanosSource vérifiée La France contre les robots (1947), chapitre 6 Et pourtant sa pensée, déjà rebelle, opposait une résistance sournoise, biaisait vers les images délirantes.
Georges BernanosSource vérifiée L’Imposture (1927), chapitre 1 Il n’est pas d’incident si négligeable où ne s’inscrit la volonté de Dieu comme toute l’immensité du Ciel dans une goutte d’eau.
Georges BernanosSource vérifiée Dialogues des Carmélites (1948) Il en sera bientôt du mythe totalitaire ce qu’il en est présentement du mythe démocratique, car le cynisme ne soulage qu’un moment les consciences écœurées par l’hypocrisie.
Georges BernanosSource vérifiée Nous autres Français L’orage vous a donné sur les nerfs, ma pauvre femme. Allez vous coucher.
Georges BernanosSource vérifiée La Joie (1928) La Démocratie est la forme politique du Capitalisme, dans le même sens que l’âme est la Forme du corps selon Aristote, ou son Idée, selon Spinosa.
Georges BernanosSource vérifiée Lettre aux Anglais (1942) Les doctrinaires ont cela de bon qu’ils réveillent, par contraste, certaines facultés que l’usage et l’expérience de la vie affaiblissent en nous.
Georges BernanosSource vérifiée L’Imposture (1927), chapitre 1 L’argent file entre mes doigts comme du sable, c’est effrayant.
Georges BernanosSource vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 1 Le sceptre du pauvre est la patience.
Georges BernanosSource vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie II, chapitre 2 Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce.
Georges BernanosSource vérifiée La France contre les robots (1947), chapitre 3 C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.
Georges BernanosSource vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie II, chapitre 2 L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
Georges BernanosSource vérifiée Sous le soleil de Satan (1926), Histoire de Mouchette, chapitre 2 La trahison qui coûte aux uns rapporte aux autres.
Georges BernanosSource vérifiée Les Enfants humiliés, éd. Gallimard Le spectacle de l’injustice m’accable, mais c’est probablement parce qu’il éveille en moi la conscience de la part d’injustice dont je suis capable.
Georges BernanosSource vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie I, chapitre 3 Si notre Dieu était celui des païens ou des philosophes (pour moi, c’est la même chose) il pourrait bien se réfugier au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait.
Georges BernanosSource vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 2 Dieu nous préserve des saints !
Georges BernanosSource vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 2 Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur.
Georges BernanosSource vérifiée La Joie (FR) (1929) Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
Georges BernanosSource vérifiée Sous le soleil de Satan (1926), Le saint de Lumbres, chapitre 6 Qu’une guerre soit réellement juste, nul, je pense, ne saurait l’affirmer avant la paix. Ce sont les paix justes qui font les guerres justes.
Georges BernanosSource vérifiée Les Enfants humiliés Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix.
Georges BernanosSource vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 2 On n’a pas peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
Georges BernanosSource vérifiée Dialogues des carmélites Le goût du suicide est un don, un sixième sens, je ne sais quoi, on naît avec.
Georges BernanosSource vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 3 La vie, même avec la gloire qui est la plus belle chose humaine, est une chose vide et sans saveur quand on n’y mêle pas toujours absolument Dieu.
Georges BernanosSource vérifiée Bernanos par lui-même Je pensais à ces bestiaux que j’entendais tousser dans le brouillard et que le petit vacher, revenant de l’école, son cartable sous le bras, mènerait tout à l’heure à travers les pâtures trempées, vers l’étable chaude, odorante.
Georges BernanosSource vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 1 Ah ! le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
Georges BernanosSource vérifiée Dialogues d’ombres (1955) Il n’y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L’homme du peuple, n’étant pas apte à tout, ne saurait parler que de ce qu’il connaît, il comprend parfaitement que l’élection favorise les bavards. Le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre.
Georges BernanosSource vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie I, chapitre 1 Comprendre, c’est déjà aimer.
Georges BernanosSource vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie I, chapitre 3 Le nombre est petit de ceux d’entre nous qui savent vieillir, et pourtant le passage est autrement difficile de l’enfance à l’âge mûr. Nul homme ne peut se flatter de l’avoir franchi impunément, sinon peut-être les saints et les génies. Oh ! Sans doute, il y a ce « mûrissement » des dons naturels de l’enfance, cet approfondissement des expériences de l’enfance, mais pour mûrir les dons de l’enfance, ou en approfondir les expériences, il faudrait d’abord apprécier la valeur des unes et des autres, il faudrait juger l’âge mûr par rapport à l’enfance, et non pas l’enfance par rapport à l’âge mûr.
Georges BernanosSource vérifiée L’Intransigeant, 25/12/1947 Il en est peu d’entre nous qui n’aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Georges BernanosSource à vérifierLe lendemain, c’est vous (1969) Déception d’amour, la seule qui ne soit jamais pardonnée !
Georges BernanosSource à vérifierLa grande peur des bien-pensants, éd. Grasset L’amour de la patrie comme l’amour de Dieu est fondé sur le don volontaire de soi.
Georges BernanosSource à vérifierLa liberté, pour quoi faire ? ed. Gallimard Nous voulons tout ce que Dieu veut, mais nous ne savons pas que nous le voulons, nous ne nous connaissons pas, nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c’est là qu’il nous attend.
Georges BernanosLa force et la faiblesse des dictateurs est d’avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples.
Georges BernanosL’espérance est une vertu héroïque. On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance.
Georges BernanosSource à vérifierConférence aux étudiants brésiliens, Rio de Janeiro, 22 décembre 1944.
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Biographie de Georges Bernanos
Georges Bernanos est né le 20 février 1888 à Paris et s’est éteint le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine. Écrivain français empreint de foi catholique, il a connu la guerre et ses blessures, puis a dépeint les luttes intérieures du bien et du mal. Parmi ses romans incontournables, on trouve Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d’un curé de campagne (1936). Sa plume explore la spiritualité avec passion et une grande sensibilité, souvent dans des décors du Nord de la France où il a grandi.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Georges Bernanos de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
