Biographie courte et informations sur Georges Bernanos
Georges Bernanos est né le 20 février 1888 à Paris et s’est éteint le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine. Écrivain français empreint de foi catholique, il a connu la guerre et ses blessures, puis a dépeint les luttes intérieures du bien et du mal. Parmi ses romans incontournables, on trouve Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d’un curé de campagne (1936). Sa plume explore la spiritualité avec passion et une grande sensibilité, souvent dans des décors du Nord de la France où il a grandi.
- Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur.
- C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.
- L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
- La trahison qui coûte aux uns rapporte aux autres.
- L’amour de la patrie comme l’amour de Dieu est fondé sur le don volontaire de soi.
- Le spectacle de l’injustice m’accable, mais c’est probablement parce qu’il éveille en moi la conscience de la part d’injustice dont je suis capable.
- Si notre Dieu était celui des philosophes et des savants, même s’il se réfugiait au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait.
- Dieu nous préserve des saints !
- Nous voulons tout ce que Dieu veut, mais nous ne savons pas que nous le voulons, nous ne nous connaissons pas, nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c’est là qu’il nous attend.
- Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce.
- La force et la faiblesse des dictateurs est d’avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples.
- Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
- Qu’une guerre soit réellement juste, nul, je pense, ne saurait l’affirmer avant la paix. Ce sont les paix justes qui font les guerres justes.
- Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix.
- On a peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
- Le goût du suicide est un don, un sixième sens, je ne sais quoi, on naît avec.
- La vie, même avec la gloire qui est la plus belle chose humaine, est une chose vide et sans saveur quand on n’y mêle pas toujours absolument Dieu.
- Les doctrinaires ont cela de bon qu’ils réveillent, par contraste, certaines facultés que l’usage et l’expérience de la vie affaiblissent en nous.
- Il en est peu d’entre nous qui n’aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
- Et pourtant sa pensée, déjà rebelle, opposait une résistance sournoise, biaisait vers les images délirantes.
- Je pensais à ces bestiaux que j’entendais tousser dans le brouillard et que le petit vacher, revenant de l’école, son cartable sous le bras, mènerait tout à l’heure à travers les pâtures trempées, vers l’étable chaude, odorante.
- Il n’est pas d’incident si négligeable où ne s’inscrit la volonté de Dieu comme toute l’immensité du Ciel dans une goutte d’eau.
- Il en sera bientôt du mythe totalitaire ce qu’il en est présentement du mythe démocratique, car le cynisme ne soulage qu’un moment les consciences écoeurées par l’hypocrisie.
- L’orage vous a donné sur les nerfs, ma pauvre femme. Allez vous coucher.
- L’espérance est une vertu héroïque. On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance.
- La Démocratie est la forme politique du Capitalisme, dans le même sens que l’âme est la Forme du Corps selon Aristote, ou son Idée, selon Spinosa.
- Une collectivité n’a pas de conscience. Lorsqu’elle paraît en avoir une, c’est qu’il y subsiste le nombre indispensable de consciences réfractaires.
- L’argent file entre mes doigts comme du sable, c’est effrayant.
- Ah ! Le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
- Le nombre est petit de ceux d’entre nous qui savent vieillir, et pourtant le passage est autrement difficile de l’enfance à l’âge mûr. Nul homme ne peut se flatter de l’avoir franchi impunément, sinon peut-être les saints et les génies. Oh ! Sans doute, il y a ce "mûrissement" des dons naturels de l’enfance, cet approfondissement des expériences de l’enfance, mais pour mûrir les dons de l’enfance, ou en approfondir les expériences, il faudrait d’abord apprécier la valeur des unes et des autres, il faudrait juger l’âge mûr par rapport à l’enfance, et non pas l’enfance par rapport à l’âge mûr.
- Déception d’amour, la seule qui ne soit jamais pardonnée !
- Il n’y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L’homme du peuple, n’étant pas apte à tout, ne saurait parler de ce qu’il connaît, il comprend parfaitement que l’élection favorise les bavards. Le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre.
- Comprendre, c’est déjà aimer.
- Le sceptre du pauvre est la patience.