L’orage vous a donné sur les nerfs, ma pauvre femme. Allez vous coucher.
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- Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage.
- Pour mon arrière saison, - Je ne vois et n’envisage, - Que le malheur d’être sage.
- Je crispais les poings de rage quand la très mamelue vieille fille qui nous serinait le caté nous assenait ces sornettes médiévales en riboulant des yeux.
- Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage. - Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
- Marche dans ta douleur, sinon elle te clouera.
- J’ai le coeur tellement sec. - Tu trouveras ton arrosoir, répond-elle du tac au tac.
- Eros maladroit qui manque le coeur et n’atteint que l’estomac...
- Ariane, ma soeur, de quel amour blessée, - Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
- C’est celui dont tu as soigné l’impuissance qui te prend ta femme.
- La plus grande peine que l’on puisse faire à une méchante femme, c’est de se taire.
- Ma femme s’est pendue dans la grange, une nuit que j’étais à l’espère du lièvre.
- Prenez garde à la tristesse, c’est un vice.
- Faire semblant. Semblant de bien aller, de vivre comme les autres, ou comme l’année passée. Même quand on enrage de dire certain soir qu’on ne pense qu’à sa fille, ou d’avouer enfin la douleur qu’on aurait tant besoin d’exorciser.
- Je dirai pour l’instruction des biographes Que ton corsage avait quarante-deux agrafes, que dans tes bras toute la nuit j’étais inclus, que c’était le bon temps, que je ne quittais plus Ta chambre qu’embaumait un pot d’héliotrope.
- Du temps jadis De mes voyages Dans tes yeux tendres et ton corps chaud De ces rivages J’ai dans la peau Ton doux visage Emergeant du flou de l’oubli.