Ariane, ma sœur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
Poète, 1639-1699Ariane, ma sœur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
Poète, 1639-1699Partager sur
Source vérifiée
Phèdre (Racine), Didot, 1854 (1677), acte I
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage.
Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
Nous sommes tous les deux la tristesse d’un port Toi, ville ! Toi ma sœur douloureuse qui n’as Que du silence et le regret des anciens mâts ; Moi, dont la vie aussi n’est qu’un grand canal mort !
Mélodie d’amour chante le cœur d’Emmanuelle
Qui bat cœur à corps perdu
Mélodie d’amour chante le cœur d’Emmanuelle
Qui vit corps à cœur déçu.
Vous m’aimiez… quel droit aviez-vous alors de m’abandonner ? (…) Et vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Ce n’est pas moi qui ai brisé votre cœur… c’est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.
La rupture s’est faite. L’amour s’est envolé. Bon voyage !
J’ai le cœur tellement sec.
Tu trouveras ton arrosoir, répond-elle du tac au tac.
Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le cœur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.
Marche dans ta douleur, sinon elle te clouera.
L’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent.
Mariage : se mettre à deux pour éteindre l’incendie de l’amour.

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