Citations sur la ville

  1. Aux Champs-Élysées Aux Champs-Élysées Au soleil, sous la pluie À midi ou à minuit Il y a tout ce que vous voulez Aux Champs-Élysées.
    Source vérifiée Les Champs-Élysées (1969)
  2. Hyperpolis était un visage, un corps. Un cerveau aussi, et la jeune fille Tranquilité circulait le long de ses méandres, à l’intérieur du labyrinthe des circonvolutions.
    Source vérifiée Les Géants (1973)
  3. Le paysage de Paris rossignol du monde variait de minute en minute et parmi les cires de ses coiffeurs élançait ses jolis arbres printaniers, pareils à l’inclinaison de l’âme sur l’horizon.
    Source vérifiée Poisson soluble (1924), partie 18, p. 77
  4. Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l’aimer, signe de décadence.
    Source vérifiée Notes de voyages (1910), Notes diverses
  5. C’est au cœur que les gens de Paris ont la pierre.
    Source vérifiée Pensées, sujets, fragmens
  6. Peu à peu, le flot des maisons, toujours poussé du cœur de la ville au dehors, déborde, ronge, use, et efface cette enceinte.
    Source vérifiée Notre-Dame de Paris (1831)
  7. Les gens s’étonnent toujours que vous ne quittiez pas Paris l’été, sans comprendre que c’est précisément parce qu’ils le quittent que vous y restez.
    Source vérifiée Va jouer avec cette poussiere : carnets, 1968-1964
  8. Venise : quelle ville pour les marins ! Tout flotte, et rien ne roule. Un silence divin.
    Source vérifiée Voyage du Condottière (1910), chapitre XXVI
  9. La ville arabe d’Alger est pleine d’agitation nocturne. Dès que le soir vient, tunis est mort. Les petites rues étroites, tortueuses, inégales, semblent les couloirs d’une cité abandonnée, dont on a oublié d’éteindre le gaz, par places.
    Source vérifiée La Vie errante (1890), Tunis
  10. À dix-huit ans j’ai quitté ma province Bien décidé à empoigner la vie Le cœur léger et le bagage mince J’étais certain de conquérir Paris.
    Je m’voyais déjà, 1960
  11. Les villes sont la nature façonnée par l’homme, à son image et à sa ressemblance.
    Jacques GodboutL’Isle au dragon
  12. Je retrouve ma ville et je reste bouche bée. J’avais oublié sa beauté lascive, brunie par le soleil. Rome, ville superbe où les hommes se déplacent avec la suavité des chats.
    Les Oliviers du Négus (2011)
  13. Dieu fit le premier jardin et Caïn la première cité.
    Abraham CowleyLe Bal du pont du Nord
  14. J’aime la ville comme une mère longtemps mésestimée. Je l’aime d’un amour cannibale. Pour me nourrir, je déchire sa chair qui se reforme toujours dans son inépuisable générosité.
    Michel HostValet de nuit (1986)
  15. Nous sommes tous les deux la tristesse d’un port Toi, ville ! Toi ma sœur douloureuse qui n’as Que du silence et le regret des anciens mâts ; Moi, dont la vie aussi n’est qu’un grand canal mort !
    Georges RodenbachLe Règne du Silence (1891), Paysages de ville
  16. Quant à Paris, c’est une Ville lumière sans lumière. Sa beauté l’éloigne de l’immigrant.
    Philippe LançonLe lambeau (2018)
  17. L’ennui fait détester la campagne. Le besoin d’argent conduit à la ville.
    Gilbert Louvain
  18. À mesure que les années, passent, chaque quartier, chaque rue d’une ville, évoque un souvenir, une rencontre, un chagrin, un moment de bonheur.
  19. Sur la terre, on se comprend sans presque jamais se parler ; tandis que dans les villes, on se parle sans presque jamais se comprendre.
    Ringuet
  20. Toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles. L’architecture d’une ville est d’émouvoir et non d’offrir un simple service au corps de l’homme.
  21. Je suis venu à Paris, cette ville divine sans dieu. On ne peut décrire cela, il faut voir combien de beauté, , combien de belles choses il y a ici, au centre du monde.
    Béla Bartok
  22. La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri.
    Pierre Jolivet
  23. Il faut entendre le singulier pouvoir qu’exerce une ville ou un site sur l’esprit de ses habitants ou de ses visiteurs.
  24. Paris est une solitude peuplée. Une ville de province est un désert sans solitude.
  25. Cité-dortoir, cité poubelle, nuit et brouillard, lumières artificielles, dans nos intérieurs d’infinie solitude, on rêve d’ailleurs sous d’autres latitudes.
  26. Le chic parisien est plus étroit que la convention de la vie de province.
  27. La vie moderne exige et attend un nouveau type de plan, tant pour la maison que pour la ville.
  28. O paysages électroniques ! Le paysage, cela commence avant les poètes. Au sud de Paris, à partir de Châtillon, les mathématiques modernes et la physique atomique règnent au-dessus des pavillons d’hier.
    Blanche ou l’Oubli (1967)
  29. Paris a tissé, paris a grandi, s’est grandi, paris a accueilli, paris a créé et s’est créé. Alors, ce qui me frappe dans une ville, c’est évidemment cet apprentissage permanent toujours remis en cause et toujours renouvelé de la diversité.
    19 décembre 2007, discours à Bertrand Delanoë, Salle Olympe de Gouges.
  30. Le soleil brillait enfin sur Paris. Les pots d’échappement diffusaient leurs polluants comme les pollens d’une nouvelle ère, ensemençant dans les poumons des Parisiens et des touristes la future flore d’une civilisation malade.
    Comment je suis devenu stupide (2000)
  31. C’était MON New-York, le cœur des Amériques, ses rues et ses boulevards comme des veines, ses avenues comme des millions de voix, un million d’autres les recouvrant, tout le monde aussi proche qu’une famille mais chacun ne voyant que lui-même.
    Seul le silence (2007)
  32. Dans le 14ème, j’adore le quartier Daguerre, près de Denfert-Rochereau. Un quartier pittoresque et populaire qui est encore dans le jus de l’époque, avec sa population mélangée, son marché et sa rue piétonne.
  33. On eût dit qu’une main se refermait peu à peu sur la bouche d’une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d’arracher le bâillon qui l’asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n’en avait plus la force. Ce n’était plus qu’une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.