Je retrouve ma ville et je reste bouche bée. J’avais oublié sa beauté lascive, brunie par le soleil. Rome, ville superbe où les hommes se déplacent avec la suavité des chats.
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Les oliviers du négus : récits
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Je suis venu à Paris, cette ville divine sans dieu. On ne peut décrire cela, il faut voir combien de beauté, , combien de belles choses il y a ici, au centre du monde.
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri.
Il ne faut pas négliger les pauvres – ô Nicolas autrefois ! – ils sont le chemin vers le cœur de la ville.
Venise : quelle ville pour les marins ! Tout flotte, et rien ne roule. Un silence divin.
J’aime tellement ma ville natale que je la ruinerais plutôt que de la voir prospère par un mensonge.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d’un bel amour, le décor d’une joie profonde ou le contexte d’une tendresse. C’est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
Puisque en scène, je fais sauvage, je m’applique à la ville à devenir civilisée…
Quant à Paris, c’est une Ville lumière sans lumière. Sa beauté l’éloigne de l’immigrant.
Ma captivité était devenue un délice, une promesse de beaux lendemains, un horizon dont je voyais les contours et que je n’avais jamais connu, les frontières d’un nouveau pays qui s’appellerait l’amour.
Le soleil brillait enfin sur Paris. Les pots d’échappement diffusaient leurs polluants comme les pollens d’une nouvelle ère, ensemençant dans les poumons des Parisiens et des touristes la future flore d’une civilisation malade.

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