Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ; — Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble !
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ; — Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble !
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Fleurs du mal (1857), L’Invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble; — Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble!Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il faut t’efforcer de voir le goéland véritable – celui qui est bon – en chacun de tes semblables et l’aider à le découvrir en lui-même
C’est là ce que j’entends par amour.
Rends belle ta position dans l’occident,
Splendide ta demeure dans la cité des morts.
Grâce à la droiture et à la juste façon d’agir.
C’est là-dessus que le cœur d’un être peut se reposer.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d’un bel amour, le décor d’une joie profonde ou le contexte d’une tendresse. C’est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
Tu sais, la beauté est là où on veut bien la voir !
J’ai aimé ces villas laides. Et pour aimer choses si laides Il faut aimer tendrement. Laideur, ma pauvre maîtresse, je te plains, et je t’épouse Plus vite que la beauté.
Je suis d´un autre pays que le vôtre, d’un autre quartier, d´une autre solitude.
Heureuse la famille qui, dans l’union la plus pure, coule au sein de l’amitié et de l’amour ses paisibles jours, et semble n’avoir qu’un cœur à tous ses membres ! Ô innocence des mœurs, douceur d’âme, antique simplicité, que vous êtes aimables !
Y’en à pas d’autre mademoiselle ! De vie, il y en à pas d’autres…
Par la couleur du ciel et les plaintes du vent,
Par les tons nuancés du feuillage mouvant,
Par mon désir de rêve et mon cœur qui frissonne,
J’ai senti de là-bas venir vers nous l’automne.
Il n’existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l’on aime ; pas de plus sûr refuge que l’âme secrète et tendre de qui l’on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l’on aime.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.