Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils, - Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse, - Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse, - De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
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- À partir d’un certain âge il faut prendre l’habitude de vivre comme les fantômes. Ne rien regretter, ne rien désirer. C’est de tout repos. Rien ne vous pèse, on ne pèse sur rien.
- Et si c’est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l’a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
- Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire... Un sourire, c’est toujours jeune.
- Plus tu es loin de moi, et plus mon coeur a besoin de t’aimer, et de jouir de ta tendresse. Reviens-moi, tu me manques tant, je veux vivre au plus tôt ces instants qui te ramèneront dans mes bras.
- Adieu la Cour, adieu les dames, adieu les filles et les femmes, adieu vous dis pour quelques temps, adieu vos plaisants passe-temps; Adieu le bal, adieu la danse, adieu mesure, adieu cadence, tambourins, hautbois et violons, puisqu’à la guerre nous allons.
- Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton coeur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de tes yeux.
- Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
- Mauvais souvenirs... Soyez pourtant les bienvenus, vous êtes ma jeunesse lointaine.
- Qu’est l’amour ? Ce n’est pas demain; Coeur joyeux veut rire à l’instant; De l’avenir nul ne sait rien; Attendre fait mince profit; Viens donc, un baiser, belle de vingt ans, jeunesse ne saurait durer.
- La douceur de ce monde, elle est toute goûtée. La jeunesse n’est plus : un fleuve à l’horizon. Avril et Mai sont loin, l’été lui-même est loin, et je ne suis plus rien, je n’aime plus à vivre.
- La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
- Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime - Frères, parents, amis et mes ennemis même - Dans le mal triomphants, - De jamais voir, seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles, - La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, - La maison sans enfants !
- Je t’aime comme un être au-dessus de ma vie, comme une antique aïeule aux prévoyants discours, comme une soeur craintive, à mes maux asservie, comme un dernier enfant, qu’on a dans ses vieux jours !
- Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire... - C’est que voici le grand moment, - l’heure des yeux et du sourire, - le soir... Et que ce soir je t’aime... Infiniment !
- Pourquoi ton corps qui sombre Ton corps qui disparaît Et n’est plus sur le quai Qu’une fleur sur une tombe Pourquoi ces prochains jours Où je devrais penser A ne plus m’habiller Que d’une moitié d’amour.