Biographie courte et informations sur Fatou Diome
Fatou Diome est née en 1968 à Niodior, au Sénégal. Elle est écrivaine, poétesse et professeure d’université franco-sénégalaise. Installée à Strasbourg depuis 1995, elle a étudié à l’université de Strasbourg. Son premier roman, Le Ventre de l’Atlantique, publié en 2003, aborde l’immigration et l’identité. Elle a aussi écrit Celles qui attendent et Les Veilleurs de Sangomar. Fatou Diome a reçu plusieurs prix, dont un doctorat honoris causa en 2017 et la distinction de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2022.
- Enfanter, c’est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
- Qui a tété la vie connaît le sein de l’angoisse.
- Il arrive qu’un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l’amour, mais simplement parce qu’il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l’espoir. Ami ! Frénétiquement.
- L’entrejambe d’une femme, l’alpha et l’oméga de l’homme : il naît de là, et toute sa vie y retourne.
- Grandir, devenir adulte, c’est ne plus courir à la recherche d’un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c’est, au lieu de s’enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
- Vivre, c’est un ciel sans soleil pour qui n’a pas la faculté de se tenir prêt à aimer.
- Grandir, ce n’est pas seulement empiler des années et faire semblant d’être un roc, c’est aussi accumuler assez d’honnêteté pour ne plus avoir honte d’avouer, et surtout, de s’avouer ses peurs.
- Mais on finit toujours par s’inventer une manière de faire face à l’absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l’on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence à ne plus compter du tout.
- Est-il possible d’apprécier la vie quand on n’a que soi-même à aimer ?
- Vous savez, le rejet a toujours peur de l’amour. L’amour est plus fort que la haine et la culture est toujours plus forte que l’ignorance.
- C’est curieux, quelle que soit la dimension sociale, morale et physique d’un homme, on arrive toujours à le ranger entre les deux jambes d’une femme.
- La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.