Les citations
Enfanter, c’est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
Fatou DiomeSource vérifiée Celles qui attendent (2010) Qui a tété la vie connaît le sein de l’angoisse.
Fatou DiomeSource vérifiée Inassouvies, nos vies (2008) L’entrejambe d’une femme, l’alpha et l’oméga de l’homme : il naît de là, et toute sa vie y retourne.
Fatou DiomeSource vérifiée La Préférence nationale (2001) Vivre, c’est un ciel sans soleil pour qui n’a pas la faculté de se tenir prêt à aimer.
Fatou DiomeSource vérifiée Inassouvies, nos vies, éd. Flammarion Est-il possible d’apprécier la vie quand on n’a que soi-même à aimer ?
Fatou DiomeSource vérifiée Le ventre de l’Atlantique : C’est curieux, quelle que soit la dimension sociale, morale et physique d’un homme, on arrive toujours à le ranger entre les deux jambes d’une femme.
Fatou DiomeSource vérifiée La préférence nationale, et autres nouvelles La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée.
Fatou DiomeSource vérifiée Le ventre de l’Atlantique : N’oublie jamais, chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité !
Fatou DiomeSource secondaireLe ventre de l’Atlantique (2003), p. 30 Chez les fiers, le besoin de consolation est un mendiant aphone.
Fatou DiomeSource secondaireDe quoi aimer vivre (2021), p. 170 Il arrive qu’un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l’amour, mais simplement parce qu’il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l’espoir. Ami ! Frénétiquement.
Fatou DiomeSource vérifiée Le Ventre de l’Atlantique (2003) Mais on finit toujours par s’inventer une manière de faire face à l’absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l’on se résout à admettre que le décompte se fera en années ; alors on commence à ne plus compter du tout.
Fatou DiomeSource vérifiée Celles qui attendent Si les courtes mémoires considèrent la gratitude comme un fardeau, son poids est relatif à leur propre manque de générosité. C’est aussi, peut-être, parce qu’elles ignorent que la gratitude porte en elle l’un des sentiments les plus vivifiants: l’admiration !
Fatou DiomeSource secondaireAucune nuit ne sera noire (2025), p. 310 Lorsqu’on est bafoué, nié, on se forge une carapace, que certains appelleront courage, et d’autres, orgueil ; mais quel que soit son nom, cette carapace permet de sauver ce morceau de dignité qui assure la passerelle entre soi et le reste des humains.
Fatou DiomeSource secondaireCunégonde à la bibliothèque (2001), p. 95 Grandir, devenir adulte, c’est ne plus courir à la recherche d’un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c’est, au lieu de s’enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
Fatou DiomeGrandir, ce n’est pas seulement empiler des années et faire semblant d’être un roc, c’est aussi accumuler assez d’honnêteté pour ne plus avoir honte d’avouer, et surtout, de s’avouer ses peurs.
Fatou DiomeVous savez, le rejet a toujours peur de l’amour. L’amour est plus fort que la haine et la culture est toujours plus forte que l’ignorance.
Fatou Diome
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Biographie de Fatou Diome
Fatou Diome est née en 1968 à Niodior, au Sénégal. Elle est écrivaine, poétesse et professeure d’université franco-sénégalaise. Installée à Strasbourg depuis 1995, elle a étudié à l’université de Strasbourg. Son premier roman, Le Ventre de l’Atlantique, publié en 2003, aborde l’immigration et l’identité. Elle a aussi écrit Celles qui attendent et Les Veilleurs de Sangomar. Fatou Diome a reçu plusieurs prix, dont un doctorat honoris causa en 2017 et la distinction de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2022.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Fatou Diome de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
