Enfanter, c’est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
ÉcrivaineEnfanter, c’est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
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Toute l’aventure humaine vise à se dégager progressivement de la dépendance physiologique, émotionnelle et affective qui s’inscrit en nous dans les premiers temps de la vie hors du ventre maternel.
L’instinct de survie Prouve qu’on est en vie.
Être jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée, oser ce que d’autres n’ont pas le courage d’entreprendre, en somme, se replonger dans l’élémentaire.
Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
Un esprit cultivé ne nuit point au courage.
Nos vies sont faites de tout un réseau de voies inextricables, parmi lesquelles un instinct fragile nous guide, équilibre toujours précaire entre le cœur et la raison.
Le fait de parvenir à relever et à accomplir un défi renforce notre confiance en nous-même et donne un sens supplémentaire à notre existence.
Il peut y avoir des moments de doute mais l’ambition est quelque chose de sain et il faut apprendre à pousser son corps à l’excès.
Toute obligation, même la plus douce, pèse au jeune âge : il faut avoir expérimenté la vie pour reconnaître la nécessité d’un joug et celle du travail.
S’il faut prendre garde à ne pas tuer ou endommager gravement la sensibilité d’un enfant et son intelligence par une éducation trop rigide, il faut cependant lui fournir une armature qui pourra le maintenir debout et lui permettre d’utiliser sa sensibilité sans sombrer dans le chaos.

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