À partir d’un certain âge il faut prendre l’habitude de vivre comme les fantômes. Ne rien regretter, ne rien désirer. C’est de tout repos. Rien ne vous pèse, on ne pèse sur rien.
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- La vieillesse ne me semble pas du tout le morne vestibule de la mort, mais comme les vraies grandes vacances, après le surmenage des sens, du coeur et de l’esprit que fut la vie.
- Dieu t’a donné un corps pour t’en réjouir jusqu’aux extrêmes limites de l’âge : c’est aller contre la nature que de te priver de moi, et de me priver de toi.
- La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
- Quand on est jeune, on est mal dans sa peau, mais on n’a mal nulle part. Quand on est vieux, on est bien dans sa peau, mais on a mal partout.
- En vieillissant, vous savez que votre corps va vous lâcher un jour ou l’autre, mais vous ne savez pas comment.
- Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.
- La vieillesse n’est pas un naufrage; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
- Je veux vivre ma vie d’une manière que, quand je serai vraiment vieille, je repense à ma vie et dis : aaah je l’ai vécue, pas survécue.
- La vieillesse, quant à l’ordre de l’existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n’importune pas l’homme.
- Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps.
- On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
- Je ne connais qu’une distraction dans la vieillesse : être utile. C’est sortir de soi.
- Jeune, on conserve pour sa vieillesse; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paye de superbes funérailles, et dévore le reste.
- Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils, - Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse, - Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse, - De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
- Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».