Biographie courte et informations sur Giacomo, comte Leopardi
Né le 29 juin 1798 à Recanati, Giacomo Leopardi grandit dans une famille noble et subit une éducation rigoureuse. Sa santé fragile et sa bosse accentuent son isolement. Dès l’enfance, il s’immerge dans l’étude intense des langues anciennes et modernes. Poète, philosophe et philologue, il explore le pessimisme à travers ses écrits, notamment les « Operette morali » (1827) et le recueil de poèmes « Canti » (1835). Son séjour à Rome et ses voyages brefs enrichissent sa pensée, influencée par les Lumières et le romantisme. Leopardi meurt à Naples le 14 juin 1837, ayant profondément interrogé la condition humaine.
- Deux vérités que d’ordinaire les hommes n’admettent pas : l’une est qu’ils ne savent rien; l’autre qu’ils ne sont rien. Ajoutez-en une troisième, intimement liée à la précédente : qu’ils n’ont rien à espérer après la mort.
- La vie est ainsi faite que, pour la supporter, il faut chaque jour la déposer pour reprendre haleine, et se restaurer par un avant-goût et comme une petite part de mort.
- La gloire et l’honneur ne sont, je le sais, que fantômes; le bonheur et la joie, un désir sans objet; la vie, misère vaine, ne produit pas un fruit.
- L’idée que se fait l’artiste de son art ou le savant de la science croît toujours en raison inverse du sentiment qu’ils ont de leur propre valeur.
- Les hommes qui sont malheureux par naissance, veulent croire qu’ils le sont par accident.
- La patience est la plus héroïque des vertus, précisément parce qu’elle n’a pas la moindre apparence d’héroïsme.
- Les dieux n’aiment pas celui qui, se faisant violence, force les portes du Tartare. Ils ne trouveraient pas un semblable courage dans la mollesse de leurs coeurs éternels.
- Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils, - Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse, - Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse, - De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
- Le jeune garçon sent son coeur, plein d’espérance vierge et de désir, bondir dans sa poitrine; et déjà il s’apprête au travail de la vie ainsi qu’à la danse ou au jeu, lui, le mortel voué au malheur.