Biographie courte et informations sur Paul-Jean Toulet
Paul-Jean Toulet est un écrivain et poète français né le 5 juin 1867 à Pau. Il a créé un style de poésie appelé les Contrerimes, qui a marqué sa renommée. Après avoir vécu à l'île Maurice et à Alger, il s’installe à Paris en 1898. Il a publié plusieurs œuvres importantes comme Les Tendres Ménages et Mon amie Nane. En 1912, il quitte Paris pour s’installer dans le sud-ouest de la France. Il meurt à Guéthary le 6 septembre 1920, après avoir influencé de nombreux poètes.
- Un mari qu’on aime d’amour, ce n’est pas un mari, c’est un amant.
- Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu’un été trop long rétrécit entre leurs rives.
- La jalousie, c’est une preuve de coeur comme la goutte de jambes.
- Ne force pas qui veut les portes de l’enfer.
- Quand on a raison, il faut raisonner comme un homme. Et comme une femme quand on a tort.
- Une théorie d’art aide à la critique, non à la création.
- La volupté, à son comble, participe de l’anonymat. C’est quelque chose noire et sans limite, où s’efface le nom de l’amant, comme dans l’ivresse le cru du vin.
- Bienheureux les sots. Ils ne s’aperçoivent pas de leur solitude.
- Si tu pleures de joie, ne sèche pas tes larmes : tu les voles à la douleur.
- L’amour traîne après lui l’amitié, comme un bel adolescent qui tire par la main une soeur vieille et morose.
- Si tu as peur de la mort, n’écoute pas ton coeur battre la nuit.
- C’est difficile d’aimer plus d’une femme en même temps. On ne saurait, comme disait Calino, se trouver en plus d’un lieu à la fois, « à moins, ajouta-t-il, d’être petit oiseau ».
- Aux hommes c’est par le coeur que s’apprend l’amour. Chez les femmes c’est par coeur.
- Mon coeur, si doux à prendre - Entre tes mains, - Ouvre-le, ce n’est rien - Qu’un peu de cendre.
- Il y a des femmes qui ont passé leur vie à se donner, et sans avoir, peut-être, un seul amant. Quand elles croyaient céder à l’homme, elles ne faisaient que subir l’occasion.
- Peut-être qu’il est doux d’être mort. Il ne l’est pas assurément de mourir.
- Aimer son mari, c’est payer un fournisseur. - Aimer un amant, c’est donner aux pauvres.
- Une femme peut fort bien aimer deux hommes à la fois. On dirait que, toutes petites, elles ont appris à loucher du coeur.
- Il faut beaucoup aimer les gens pour leur pardonner de nous rendre heureux.
- Ces coeurs que l’on croit tendres et qui ne sont que corrompus, l’amour y laisserait de mêmes et aussi durables creux que nos doigts aux jambes de la belle Madame.
- Ce n’est pas de ses seules mains qu’on est paresseux, toujours. Il y a des années où l’on se soucie d’amour autant que de travail, et qu’il vous pousse, pour ainsi dire, un poil dans le coeur.
- Il n’est rien de moins aristocrate que l’amour; tel grand seigneur court les boniches, de qui sa femme viole la livrée.
- Il est moins doux d’assouvir son amour que de satisfaire sa vengeance.
- On est plus méchant et plus lâche en rêve qu’au réveil. Et peut-être que cette vie elle-même n’est que le rêve d’une autre vie, où l’amour serait sans cruauté, l’amitié sincère; où les croyants croiraient à leur croix, les poètes à leur délire.
- Un bel amour parfois, visite le déclin de la vie, comme ces papillons qui balancent à travers le soir, leurs ailes.
- Les femmes d’âge ont une espèce de naturel dans l’abandon, et de savoir-faire qui insensiblement engagent. On dirait ces livres de chevet qui d’eux-mêmes s’ouvrent, et nous découvrent leurs bons endroits.
- On raconte que Dieu a créé l’homme à son image : il nous a donné là une piètre idée de ses charmes.
- Les gens à qui l’on doit son bonheur, ni les femmes qu’on aime et qui se donnent, on ne leur pardonne guère. C’est comme s’ils vous avaient prêté de l’argent.
- On doute s’il faut trouver plus risible la rêverie de ceux qui nient le pouvoir de l’or - ou plus grossière l’assurance qu’il peut tout faire; que rien ne se fait que pour lui.