Peut-être qu’il est doux d’être mort. Il ne l’est pas assurément de mourir.
Écrivain, 1867-1920Peut-être qu’il est doux d’être mort. Il ne l’est pas assurément de mourir.
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Les trois impostures : almanach
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Il est beau de mourir de sa mort, d’une mort qui ressemble à sa vie. Et mourir est passivité, mais se tuer est acte.
Il n’y a pas de peine irrémédiable, sauf la mort.
Il ne faut jamais déclarer heureux aucun mortel avant sa mort, avant d’avoir vu comment il franchira son dernier jour pour descendre aux Enfers.
La mort n’est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
La mort elle aussi brille par son absence.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d’âme.
Et la volupté n’est, peut-être, je le crois,
Que l’essai de mourir ensemble.
La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
Ne pouvant plus supporter l’idée de la mort, il se tue.
La mortification lui rend la mort familière ; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer ; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.

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