Il est moins doux d’assouvir son amour que de satisfaire à sa vengeance.
Écrivain, 1867-1920Il est moins doux d’assouvir son amour que de satisfaire à sa vengeance.
Écrivain, 1867-1920Partager sur
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Les trois impostures : almanach
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Il y a plus atroce qu’un amour qui n’atteint pas son but : celui qui l’atteint trop vite.
Au fait, la vengeance toujours est le plaisir d’une âme étroite et faible : ce qui le prouve, c’est que nul ne savoure plus ce plaisir que la femme.
L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
Faire le bien à ton ennemi peut être uvre de justice et n’est pas ardu ; l’aimer est affaire d’anges et non pas d’hommes.
L’Amour est un seigneur puissant, et il m’a humilié à ce point que, je le confesse, il n’est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs !
En amour, il existe plus de dépérissements que de morts subites.
Et quel plus grand amour y a-t-il que de donner sa vie pour ses ennemis ?
La vengeance n’est pas un mobile ignoble lorsqu’elle sert à des fins utiles.
Le mépris efface l’injure plus vite que la vengeance.
Seul l’amour partagé, le grand amour, guérit la douleur, le désir, la rancœur et l’envie de vengeance qui sont restés emprisonnés à l’intérieur de nous après une grande déception.

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