Citations sur le deuil
Accompagner une perte, trouver les mots d’un hommage, se souvenir à la Toussaint : voici les citations sur le deuil, avec leur auteur et, quand elle est connue, l’œuvre d’où elles viennent.
Citations sur le deuil
Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois !
Source vérifiée Les Contemplations (1856), À quoi songeaient les deux cavaliers dans la forêt Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
Source vérifiée Poésies (1913), « Tombeau de Verlaine » J’étais encore dans le salon voisin à attendre sa délivrance, lorsque ma belle-mère vint me dire : venez embrasser votre femme et la sauver du désespoir ; votre enfant est mort en naissant.
Source vérifiée Mémoires d’un père (1804), chapitre X Ce qui vient après la mort est futile.
Source vérifiée Le mythe de Sisyphe (1942) Il y a toujours, après la mort de quelqu’un, comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à y croire.
Source vérifiée Madame Bovary (1857), Troisième partie, chapitre 9 Ta mort fait comme une île noire dans un océan de lumière. Pour te rejoindre, aucune barque. Il faudrait pouvoir marcher sur la lumière. Cela doit s’apprendre. Cela s’apprend.
Source vérifiée Autoportrait au radiateur (2000) Ce qui a son prix a peu de valeur.
Source vérifiée Ainsi parlait Zarathoustra (1885), partie III, chapitre « Des vieilles et nouvelles tables », 12, p. 288 Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance…
Source vérifiée Monsieur Parent (1885), Petit Soldat Ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte.
Source vérifiée Lettres de mon moulin (1866), Installation Où est le droit il n’y a plus d’affection.
Source vérifiée L’Otage (1911), acte I Un personnage n’est pas un individu en mieux.
Source vérifiée Les Chênes qu’on abat... (1971) J’éprouvais devant ce qui restait de Marie tout ce que signifie le mot « dépouille ». J’avais le sentiment irrésistible d’un départ, d’une absence.
Source vérifiée Le Nœud de vipères (1932) Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.
Source vérifiée Les Souffrances du jeune Werther (1774) Avec l’amour avait disparu le désir de montrer qu’il n’avait plus d’amour.
Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Première partie Je continuerai à bénir cette vie où tu n’es plus, je continuerai à l’aimer […] c’est en tournant le dos à ta tombe que je te vois.
Source vérifiée La plus que vive (1996) Arrêter d’aimer, c’est encore pire que d’arrêter de boire.
Source vérifiée L’Egoïste Romantique (2005) Quelque vol de mon cœur, quelque assassinat de ma franchise.
Source vérifiée Les Précieuses ridicules (1659), scène 9, Mascarille La haine, c’est l’hiver du cœur.
Source vérifiée Les Contemplations (1856), Il fait froid Il y a dans le deuil une puissance contradictoire, une puissance absolue qui propulse tout autant vers la nécessité du changement que vers la tentation morbide à la fidélité au passé.
Source vérifiée La Délicatesse (2009) Quand l’enfant qui était votre lumière disparaît sans laisser de traces, lorsque vous savez que plus jamais vous n’entendrez sa voix, votre existence n’est plus qu’enfer…
Source vérifiée Si c’était à refaire (2012) Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
Source vérifiée Journal d’un corps (2012) Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble.
Source vérifiée La Cantatrice chauve (1950), scène I, p. 45 Nous devons oublier nos morts en tant que morts, mais il nous est permis de suivre leur modèle et de perpétuer leurs œuvres, le reste n’est que simagrées.
Source vérifiée Post Mortem (1968), p. 49 Qui ne meurt pas une fois par jour ignore la vie.
Source vérifiée Le IIme Livre des masques (1898), Paul Claudel On ne tue bien que ce qu’on aime.
Source vérifiée La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935), acte I Un homme peut se résoudre à l’idée de perdre sa vie, mais pas à l’absence de ceux qu’il aime.
Source vérifiée Les enfants de la liberte Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourons nous-mêmes.
Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre II Aimer, la meilleure préparation à la mort.
Source vérifiée Chronique D’Une Passion Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Source vérifiée Méditations poétiques (1820), « L’Isolement » Il n’y a en amour que les honteux qui perdent.
Source vérifiée Les Amants magnifiques (1670), acte I, scène 1, Clitidas Un rien froisse souvent les cœurs et les délie.
Source vérifiée Les consolations Très peu de gens ont le courage de se perdre vraiment.
Source vérifiée Au secours pardon Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort.
Source vérifiée Mars, ou, La guerre jugée Une misérable vie vaut mieux qu’une belle mort !
Source vérifiée Theatre Complet I : Les Legendes d’Argos ; Iphigenie a Aulis ; Electre ; Oreste ; Iphigenie en Tauride Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
Source vérifiée Les Trois Mousquetaires (1844), chapitre 67 On vieillit peut-être plus vite quand on est mort.
Source vérifiée Journal, 1887-1910 Le jour approche, de l’anniversaire de la mort de mam. J’ai peur, de plus en plus, comme si ce jour-là (25 octobre) elle devait mourir une seconde fois.
Source vérifiée Journal de deuil Le manque de soins fait plus de mal que le manque de science.
Source vérifiée Poor Richard’s Almanack, 603, p. 56 Rien ne justifie la souffrance des innocents.
Source vérifiée La faim du tigre (1966) Ce qui a son prix a peu de valeur.
Source vérifiée Ainsi parlait Zarathoustra (1885), partie III, chapitre « Des vieilles et nouvelles tables », 12, p. 288
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À propos du thème « deuil »
Ce que les écrivains en ont dit
Lamartine a donné au deuil son vers le plus connu : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (« L’Isolement », 1820). Victor Hugo, dans Les Contemplations (1856), fait des disparus une présence intime : « Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois. »
Les romanciers ont décrit ce que l’on éprouve après la perte. Flaubert, dans Madame Bovary : « Il y a toujours, après la mort de quelqu’un, comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à y croire. » Proust, dans Albertine disparue, retourne l’idée de l’oubli : « Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourons nous-mêmes. »