Il y a dans le deuil une puissance contradictoire, une puissance absolue qui propulse tout autant vers la nécessité du changement que vers la tentation morbide à la fidélité au passé.
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La délicatesse
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Le pouvoir sans abus perd le charme.
L’incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
Un pouvoir engagé dans la route sanglante de l’injustice ressent la crainte qu’il inspire, éprouve la haine qu’il excite : c’est une pente funeste et glissante où l’on ne peut ni s’arrêter ni reculer.
Le lot de celui qui s’est trop révolté est de n’avoir plus d’énergie que pour la déception.
Souvent, ceux qui sont au pouvoir se croient invulnérables.
C’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
Plus le pouvoir tend à s’exercer de manière souveraine, absolue, plus il est hanté par une violence interne autodestructrice.
Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement.
Le trop grand empressement qu’on a de s’acquitter d’une obligation est une espèce d’ingratitude.
Le remords, cette vertu des faibles, ne l’atteignait pas. Le remords est une impuissance, il recommencera sa faute. Le repentir seul est une force, il termine tout.

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