Biographie courte et informations sur Pierre Lemaitre
Pierre Lemaitre est né en 1951 à Paris. Il grandit en banlieue dans une famille engagée à gauche. Psychologue de formation, il devient formateur pour adultes avant de se consacrer à l’écriture dès 2006. Il publie des thrillers, puis remporte en 2013 le prix Goncourt avec Au revoir là-haut, adapté au cinéma en 2017. Auteur prolifique, il écrit également des séries et des romans historiques. Depuis 2023, il vit près de Périgueux et figure parmi les auteurs français les plus lus.
- Les relations entre les gens ressemblent souvent à des lignes de chemin de fer. Lorsque les voies s’écartent et s’éloignent l’une de l’autre, il faut attendre un aiguillage pour avoir une chance de les voir reprendre un chemin parallèle.
- Une photo, ce n’est que du réel. Un dessin, c’est de la réalité, la vôtre, habillée par votre imaginaire, vos fantasmes, votre culture, votre vie.
- Je l’ai souvent remarqué, les émotions fortes transfigurent les gens, comme si, dans les circonstances extrêmes, leur véritable visage, leur vrai moi remontait à la surface.
- Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d’âge.
- La vie d’Albert tient à peu de chose : il ne sera pas fusillé parce que, ce mois-ci, ce n’est pas à la mode.
- Toute histoire doit trouver sa fin, c’est dans l’ordre de la vie. Même tragique, même insupportable, même dérisoire, il faut une fin à tout.
- Qu’est ce que c’est beau chez les bourgeois. Ils seraient moins cons, ça donnerait presque envie d’en faire partie.
- Je cherche du travail comme les chiens reniflent les réverbères. Sans illusion, mais c’est plus fort que moi.
- Alors, quand vous croisiez un clébard sautillant comme une danseuse et tenant dans sa gueule un cubitus de poilu, votre sang ne faisait qu’un tour. Vous aviez envie de comprendre.
- Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l’imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.
- Avant guerre, elle les avait démasqués de loin, les petits ambitieux qui la trouvait banale vue de face, mais très jolie vue de dot.
- A la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c’est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu’au fond, on ne les aime pas.
- Décidément, pensa Henri, à part me prêter sa femme, cet imbécile ne me sert strictement à rien.
- Au delà de ça, c’est un vrai con. Il est de ces fonctionnaires mesquins et hypocrites qui doivent tout à leur bêtise, rien à leur talent.
- Pour un militaire, une guerre qui se termine, c’est pire que tout.