À la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c’est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu’au fond, on ne les aime pas.
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Au revoir là-haut
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La guerre n’est que le suicide misérable d’une foule en folie. Ses remous sanglants ne servent que les intérêts de ceux qui la dirigent.
La guerre ce n’est vraiment pas fait pour les gens qui s’aiment. Elle est trop cruelle pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent.
La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.
À la guerre, on tue non pour tuer, mais pour ne pas être tué.
Dans la guerre, il ne s’agit pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que l’autre salaud meure pour le sien.
La guerre m’avait déjà appris l’énigme du destin ; une fraction de seconde nous sépare de la mort. On ne crée pas sa vie : on la reçoit et on la donne.
On ne doit pas se réjouir de la mort d’un ennemi. Notre vie ne sera pas éternelle.
La guerre n’est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
La justification et la grandeur du soldat sont d’accepter de payer la guerre et une éventuelle victoire du prix fort, celui de la peur et de la mort.
Il faut, quand le combat s’engage, que les uns soient vaincus, les autres vainqueurs. Mais je n’hésite pas à dire que, des deux côtés, ceux qui meurent au champ de bataille ne sont pas compris dans la défaite, et ont tous également la victoire.

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