La guerre n’est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La guerre n’est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
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Journal, 1887-1910
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On parle de la guerre. Nous nous rendons compte qu’on nous a encore une fois bourré le crâne.
La guerre n’est tout au plus que barbarie. Sa gloire n’est qu’illusion. Ce n’est seulement que ceux qui n’ont jamais tiré un coup de feu ou qui n’ont jamais entendu les cris et gémissements des blessés, ce sont ceux-là qui appellent à la vengeance, .
La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.
La seule excuse de la guerre, c’est qu’elle correspond à une folie de l’espèce humaine.
Cherchant quelque occasion apparente de nous faire la guerre.
À la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c’est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu’au fond, on ne les aime pas.
La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. (…) Nous mangions, et la guerre jeûnait, se nourrissant de ses propres privations. Elle faisait l’amour, donnait naissance, et se propageait par le feu.
La guerre est une affaire de ruse.
Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
On ne gagne pas une guerre en mourant pour son pays. On gagne une guerre en faisant en sorte que l’autre imbécile meure pour le sien.

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