La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. Nous mangions, et la guerre jeûnait, se nourrissant de ses propres privations. Elle faisait l’amour, donnait naissance, et se propageait par le feu.
Analyse et signification
Image : La guerre essaya de nous tuer...

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- La forêt bruissait. Au printemps, elle avait procréé comme jamais. Le silence des années de désertion animale, de famine humaine, était un lointain souvenir. La vie, de nouveau, mettait la mort au sol.
- C’est toujours la même histoire, en temps de guerre comme en temps de paix, en été comme en hiver, cette nécessité de ne pas être seul. Cet appétit d’être aimé.
- Le bombardement chimique qui se poursuivait dans ses veines, via la petite boîte magique, c’était son petit Hiroshima personnel. On n’aurait pas cru, à la voir, mais il y avait une guerre en elle. Et la guerre, ça dévaste.
- Si la masse était émotive, il n’y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l’hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
- Ce qu’il est convenu d’appeler la civilisation ne modernise pas la guerre par un involontaire contre-coup, tout au contraire c’est à la guerre qu’elle emprunte les découvertes dont la modernité s’empanache.
- La vie, hélas, s’enfuit et ne s’arrête guère, - Et la mort va bientôt devant nous à grands pas. - Tout ce qui est, qui fut, et tout ce qui sera - Font à coeur troublé une éternelle guerre.
- C’est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n’est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
- L’existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
- Attendez la fin de cette guerre, car l’on ne sait quels affaires pourraient survenir, et guerre faite sans bonne provision d’argent n’a qu’un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.