Le bombardement chimique qui se poursuivait dans ses veines, via la petite boîte magique, c’était son petit Hiroshima personnel. On n’aurait pas cru, à la voir, mais il y avait une guerre en elle. Et la guerre, ça dévaste.
Image : Le bombardement chimique qui se poursuivait...

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- Si on mettait du mercurochrome dans les bombes, ç soignerait déjà les premiers blessés. Ce n’est pas de très bon goût, je sais; mais la guerre, ce n’est pas de très bon goût non plus.
- P. S. : J’apprends dans le poste que la guerre est déclarée, laissez mes affaires, c’est pas urgent. Faites attention aux Chinois, ils sont nombreux et il paraît qu’ils ont la bombe atomique.
- L’idée que la guerre n’était qu’un affrontement de chiffres et de signes, une pure mêlée audio-visuelle sans autre risque que des obscurités ou des erreurs d’interprétation.
- On parle de la guerre. Nous nous rendons compte qu’on nous a encore une fois bourré le crâne.
- La bombe était peut-être le destin de la physique, son avilissement, son triomphe et sa perte. Elle est aussi une énigme passionnante.
- La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. Nous mangions, et la guerre jeûnait, se nourrissant de ses propres privations. Elle faisait l’amour, donnait naissance, et se propageait par le feu.
- La guerre n’est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
- Mon père avait vu venir la guerre sans illusion. C’est à lui également que l’on doit, dans la Grande Encyclopédie, les notices sur les fléaux qui ont désolé l’humanité et sur les dates fatidiques, sur l’an mil, la peste, les Huns.
- La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
- Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l’imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.
- La guerre m’avait déjà appris l’énigme du destin; une fraction de seconde nous sépare de la mort. On ne crée pas sa vie : on la reçoit et on la donne.
- La guerre est une chose si horrible que je m’étonne comment le seul nom n’en donne pas l’horreur.
- Je connais la guerre comme peu d’autres hommes vivant actuellement la connaissent, et rien d’autre ne m’est plus répugnant. J’ai longuement préconisé son abolition complète, car sa capacité à détruire alliés autant qu’ennemis l’a rendue inutile comme méthode de résolution de conflits internationaux.
- Le concept de guerre n’apparaît pas proprement avec l’attaque, car celle-ci n’a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d’abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n’étant évidemment qu’une seule et même chose.
- Tant que la guerre sera regardée comme néfaste, elle gardera sa fascination. Quand on la regardera comme vulgaire, sa popularité cessera.