Mon père avait vu venir la guerre sans illusion. C’est à lui également que l’on doit, dans la Grande Encyclopédie, les notices sur les fléaux qui ont désolé l’humanité et sur les dates fatidiques, sur l’an mil, la peste, les Huns.
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- Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans les femmes et entre hommes.
- Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans nous entre hommes.
- La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
- L’idée que la guerre n’était qu’un affrontement de chiffres et de signes, une pure mêlée audio-visuelle sans autre risque que des obscurités ou des erreurs d’interprétation.
- L’histoire des guerres entraîne la jeunesse à admirer la violence, l’histoire de la culture lui enseigne le respect de l’esprit, l’une lui fait ressentir la guerre, l’autre, la paix, comme la plus haute réalisation humaine.
- La guerre est une réalité qui se nourrit de nos erreurs.
- La poudre n’est plus qu’hier, et la guerre est aussi vieille que le genre humain, malheureusement.
- Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l’imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.
- Je me demande si la guerre n’éclate pas dans le seul but de permettre à l’adulte de faire l’enfant, de régresser avec soulagement jusqu’à l’âge des panoplies et des soldats de plomb.
- Nous sommes, chacun de nous, responsable de chaque guerre, à cause de l’agressivité de notre propre vie, à cause de notre nationalisme, de notre égoïsme, de nos dieux, de nos préjugés, de nos idéaux, qui nous divisent.
- Le monde en ébullition est enfer perpétuel, guerre sempiternelle jamais achevée pour vivre dans cet état de genèse, temps des hommes tous guerriers et héros.
- La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
- Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l’homme contre la nature, de l’esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
- Je connais la guerre comme peu d’autres hommes vivant actuellement la connaissent, et rien d’autre ne m’est plus répugnant. J’ai longuement préconisé son abolition complète, car sa capacité à détruire alliés autant qu’ennemis l’a rendue inutile comme méthode de résolution de conflits internationaux.
- La grande illusion, c’est la guerre. La grande désillusion, c’est la paix.