La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
Écrivain, 1894-1961La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
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Voyage au bout de la nuit
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La peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
L’art de la guerre est, comme celui de la médecine, meurtrier et conjectural.
La vie se divise en deux catégories : l’horreur et le malheur.
On n’a rien compris à la maladie, tant qu’on n’a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l’amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d’un tempérament et d’un mal.
La guerre enseigne la violence et l’aveuglement.
La seule excuse de la guerre, c’est qu’elle correspond à une folie de l’espèce humaine.
Les séquelles d’une guerre sont plus graves que les combats eux-mêmes.
Mon père avait vu venir la guerre sans illusion. C’est à lui également que l’on doit, dans la Grande Encyclopédie, les notices sur les fléaux qui ont désolé l’humanité et sur les dates fatidiques, sur l’an mil, la peste, les Huns.
L’existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
Les nerfs des batailles sont les pécunes.

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