L’art de la guerre est, comme celui de la médecine, meurtrier et conjectural.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons L’art de la guerre est, comme celui de la médecine, meurtrier et conjectural.
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Le sottisier de Voltaire: pub. pour la première fois d'après une copie authentique faite sur le
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Ce grand art de la guerre, art savant, mais terrible, et pourtant nécessaire, qui guérit quelques maux et nuit à tous les biens.
Comme la mort, la guerre est un phénomène biologique.
Le vrai sens de de la guerre est la mort, c’est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix.
L’art de la guerre, qui est l’art de détruire les hommes, comme la politique est celui de les tromper, est encore un de ceux où l’art de conjecturer a de quoi s’exercer le plus.
La guerre est une chose redoutable.
La guerre ressemblait à une actrice sur le retour : de plus en plus dangereuse et de moins en moins photogénique.
La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.
L’art de la guerre consiste, avec une armée inférieure, à avoir toujours plus de force que son ennemi sur le point qu’on attaque ou sur le point qui est attaqué, mais cet art ne s’apprend ni dans les livres ni par l’habitude.

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